Karl POLANYI (Hongrie, 1886-1964)

Pluri-disciplinaire, son oeuvre référe à plusieurs disciplines des sciences sociales.
Pour lui, le marché n' a pas toujours existé. Il a montré que le marché autorégulateur avait été institué au XIXè siècle et qu'il fut la source et la matrice du système économique et social de 1830 à 1930. Le marché, une innovation, qui donna naissance à une civilisation particulière ; c'est dans les lois qui gouvernent l'économie de marché que se trouve la clé du système institutionnel du 19e siècle ainsi que l'explication de sa chute.
La civilisation du 19e siècle reposait, selon Karl POLANYI, sur quatre institutions qui donnèrent à l'histoire de notre civilisation ses principales caractéristiques. La première était le système de l'équilibre des puissances, la deuxième était l'étalon-or international, la troisième le marché autorégulateur, et la quatrième l'Etat.
Parmi les quatre institutions, l'étalon-or est celle dont l'importance a été reconnue décisive, sa chute fut la cause immédiate de la catastrophe. Mais pour l'auteur, c'est le marché autorégulateur qui était la source et la matrice du système. La thèse de l'auteur est que l'idée d'un marché s'ajustant lui-même était purement utopique. Selon lui, une telle institution "ne pouvait exister de façon suivie sans anéantir la substance humaine et naturelle de la société, sans détruire l'homme et sans transformer son milieu en désert" (Polanyi, 1983, p. 22). En réaction, la société pris des mesures pour se protéger, mais toutes ces mesures, selon Polanyi, compromirent l'autorégulation du marché, désorganisant ainsi la vie industrielle, et exposèrent la société à d'autres dangers. Ce fut ce dilemme qui força le système du marché à emprunter dans son développement un sillon déterminé et finit par briser l'organisation sociale qui se fondait sur lui.


GRANDS THEMES



GRANDS AUTEURS


GRANDES THEORIES


REVUE DE PRESSE

 
Population mondiale
Terres productives

(hectares)
Le tableau des ressources affiche constamment la croissance de la population mondiale en même temps que la dégradation constante des terres productives.