Joan ROBINSON (Royaume-Uni, 1903-1983)

1933 : "L’Économique de la concurrence imparfaite" ;
1942 : "Un essai sur l’économie politique marxienne" ;
1956 : "L’accumulation du capital" ;
1962 : "Essais sur la théorie de la croissance"

De l'université de Cambridge, elle était réputée pour prendre des positions controversées. Mais ses vues iconoclastes lui permettent de rester un des économistes les plus marquants du siècle dernier.

En 1933, elle met en question la théorie de l’équilibre générale de Walras en niant l'hypothèse de concurrence pure et parfaite qui prévalait dans la profession, elle prend ainsi le chemin d'une analyse plus réaliste des structures de marché. En même temps, CHAMBERLIN, effectue des recherches sur le même thème et on leur attribue la "théorie de la concurrence monopolistique ".
Elle a reçu des enseignements des travaux de Keynes et de la théorie économique de Marx.

Elle a activement défendu activement la macroéconomie keynésienne, et vers la fin de sa carrière, elle a étudié la croissance économique et la répartition du revenu national. Préoccupée de l'instabilité du système capitaliste, elle a réfléchi sur la répartition des revenus et sur la valeur sociale des capitalistes.

Après la deuxième guerre mondiale Joan Robinson développe une théorie de la croissance, sous son impulsion va naître la querelle des deux Cambridge qui va opposer les post-keynésiens et les néoclassiques. En 1952, Joan Robinson projette de généraliser la théorie keynésienne. Il s'agit en fait d'étendre l'analyse de courte période de Keynes au développement à long terme, autrement dit d'introduire la dynamique dans le modèle keynésien en réponse à Harrod. Sa théorie de la croissance repose sur un taux d'investissement que les entrepreneurs choisissent, ce qui détermine le niveau de consommation, d'épargne et de profit, et ces trois dernières variables macroéconomiques fixent à leur tour le niveau d'investissement, ainsi de suite
Joan Robinson résume sa démarche ainsi : "l'analyse est celle du court terme, rapportée à l'équilibre du système avec un stock de capital et des anticipations données ; l'histoire du passé est inclue dans les conditions initiales si bien que l'analyse est statique, tout en appartenant à une théorie dynamique". Cette notion de temps historique est essentielle dans son analyse car cette éminente Economiste considère que le temps est irréversible, le passé est ce qu'il est et l'on ne peut qu'anticiper le futur, on ne peut pas le prédire.
Ainsi Joan Robinson à travers ses nombreux livres et articles a étendu l'analyse Marshallienne, a participé à la révolution Keynésienne,a fait redécouvrir MARX, a été l'un des initiateurs du mouvement post-Keynésien et a contribué au développement de la théorie du capital et de la croissance. D'après les témoignages de son entourage elle a toujours mené ses travaux avec beaucoup d'enthousiasme, ce qui lui a valu des fois certains excès notamment dans le livre qu'elle a écrit sur la révolution culturelle Chinoise où elle fondait de grands espoirs. Cependant pour avoir une vision complète de son oeuvre, il faut rajouter que Joan Robinson a débattu de bien d'autres problèmes tels que la philosophie économique, l'histoire de la pensée Economique, le tiers-monde, les échanges internationaux. Finalement Joan Robinson a toujours eu la volonté de comprendre la pauvreté de notre monde et elle a lutté pour que l'Economie puisse y remédier.
Pour se faire l'Economiste doit "perfectionner ses outils dans l'espoir d'être à même, un jour ou l'autre à satisfaire les exigences du praticien"

 


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